La révélation inattendue du voyage de Lola qui transforme tout son regard sur le monde

Le fabuleux voyage de Lola : itinéraire initiatique et émerveillement à travers le monde #

Genèse du rêve : les origines surprenantes du parcours de Lola #

L’histoire de Lola puise sa force dans la façon dont elle a été façonnée par son environnement dès l’enfance. Née à Lyon, en 1998, dans une famille tournée vers l’exploration – son père, Philippe Bécheau, géologue chez TotalEnergies et sa mère, Soraya Benali, professeure d’histoire-géographie – la curiosité intellectuelle traverse tous les récits familiaux. Parmi les lectures marquantes figurent les ouvrages de Nicolas Bouvier, auteur de « L’Usage du monde », et le témoignage de Sarah Marquis, célèbre exploratrice suisse ayant traversé seule l’Asie à pied.

  • En 2010, à l’occasion du Festival du voyage de Saint-Dié-des-Vosges, Lola assiste pour la première fois à la conférence de Sabine Quindou, journaliste scientifique chez France Télévisions. Cette rencontre déclenche chez elle un besoin viscéral de quitter sa zone de confort.
  • Sa participation à l’atelier « Regards d’ailleurs » organisé par la Bibliothèque municipale de Lyon la pousse à écrire ses premiers récits de voyage, s’imaginant déjà arpenter les sentiers de l’Himalaya ou la forêt équatoriale du Gabon.

Ce terreau mêle héritage familial, modèles inspirants issus de la littérature contemporaine et conférences de vulgarisation. Le projet du voyage s’impose comme une émancipation et un rite d’accès à la maturité, selon un schéma étudié par Mircea Eliade (« Le Mythe de l’éternel retour », 1949), pour qui tout voyage initiatique commence par un appel irrépressible1. À ce titre, les motivations de Lola ne se limitent pas à la simple envie de découverte, mais s’ancrent dans le désir d’apprendre des autres, de défier les frontières, et de donner un sens personnel à la notion de rencontre.

Rencontres mémorables et amitiés inattendues sur la route #

Durant ses deux années de périple, Lola tisse un réseau dense d’amitiés et de collaborations inattendues situées sur les cinq continents. Son odyssée commence au Brésil en mars 2018, où elle intègre une équipe de bénévoles du Projeto Tamar à Praia do Forte, une initiative de préservation de la biodiversité marine soutenue par PETROBRAS, géant de l’industrie pétrolière. C’est au contact de João Silva, biologiste spécialiste du programme, que Lola prend conscience de l’impact concret de l’engagement individuel dans la préservation des écosystèmes.

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  • À Buenos Aires, Argentine, Lola partage trois semaines avec Lucía Fernández, danseuse professionnelle du Teatro Colón, qui l’initie à l’histoire du tango et aux revendications des artistes sud-américains durant la crise de 2019.
  • Son arrivée à Chiang Mai, Thaïlande en septembre 2019, coïncide avec le Loy Krathong Festival. Elle y croise la route de Weerasak Kanchanawanit, moine bouddhiste devenu figure locale de la résilience communautaire suite aux inondations de 2011.
  • En Namibie, elle vit un épisode marquant dans le parc national d’Etosha, où la guide Namene Katuuo l’invite à s’immerger dans les traditions ovambo, abordant la place des femmes dans la gestion collaborative des ressources naturelles.

À chacune de ces étapes, l’échange cultural nourri donne lieu à une évolution significative de sa perception des rapports Nord-Sud, mais aussi de sa propre identité. Les figures rencontrées incarnent secrètement des mentors, des compagnons de route ou des passagers de l’instant, permettant à Lola de déconstruire ses certitudes et d’adopter une posture d’écoute active, en conformité avec les principes du « voyage du héros » développés par Joseph Campbell2.

Épreuves et révélations : comment le voyage a transformé Lola #

Ce n’est qu’au fil des obstacles que la dimension initiatrice du périple se révèle pleinement. Entre mars et août 2019, Lola gravite du confort occidental à l’incertitude du terrain africain, confrontée successivement à des défis logistiques dans les hauts plateaux d’Éthiopie, à la barrière de la langue locale, à l’aridité du désert du Namib, et aux questionnements existentiels face à l’insécurité de certains axes.

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